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His performances have been staged all over the world in cultural festivals
in France, Italy, UK, Germany, Austria, Switzerland, Hong-Kong,
Australia, South Africa, Sri Lanka, Singapore, Mauritius, USA, Caledonia & Antilles
Islands, the Reunion Islands as well as in India. |
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Tri Mûrti. |
Deux
génies se rencontrent : l’un Michel Portal, le clarinettiste de tous
les risques, l’autre, Raghunath Manet, le maître indien, figure emblématique
de la danse et de la musique indienne.
Michel Portal et Raghunath Manet s’unissent sur scène pour improviser
sur les cadences syncopées dans un tourbillon de grâce, en complicité |
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| Affiche du
spectacleTri Mûrti |
avec les percussions indiennes de Sri Murugan. |
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Clarinette et veena indienne se donnent la réplique dans les premiers balbutiements
d’un monde en gestation. Au son de la clarinette de Michel, Raghunath
pose les notes des ragas délicats de la musique indienne.
Les artistes vivent leurs rêves, de la fusion jaillit l’œuvre : leurs corps et
leurs âmes au son de leur instrument chantent la beauté et la joie avec pour
seul but d’atteindre l’universel. |
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Tri Mûrti ou les trois faces de Shiva |
Le
linga Puruna raconte la dispute qui éclate un jour entre Vishnu et
Brahma pour savoir qui est supérieur. Pour mettre fin à la discussion,
apparaît soudain une gigantesque colonne flamboyante. Vishnu prend
la forme d’un sanglier et creuse la terre pour trouver
le commencement
de cette colonne alors que Brahma sous la forme d’un cygne blanc, la
survole sans pouvoir en trouver le sommet. |
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| Raghunath
Manet et Michel Portal |
Alors qu’aucun des deux n’arrive à la trouver,
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Shiva apparaît dans la colonne même et Vishnu et Brahma reconnaissent
alors sa suprématie.
A travers ce mythe, nos artistes comprennent que la confrontation est le moyen
par excellence, pour trouver l’universel.
"Magique. La rencontre entre Raghunath Manet et Michel Portal fut magique. Mardi,
dans un Triskell bondé, les deux artistes ne cessent de s'interpeller, de se
questionner, de se répondre, de s'encourager, de jouer, de s'étonner, de s'amuser
en notes de musique et en pas de danse, encouragés par deux musiciens et deux
danseuses. L'improvisation règne sur cette soirée qui respirait au rythme de
l'Orient et de l'Occident.
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| Raghunath
Manet et Michel Portal |
Les paillettes, les dorures, les couleurs |
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éclatantes des Indiens contrastent
avec le noir de la tenue de l'instrumentiste Michel Portal. Noir certes, mais
pas triste car les notes qui s'échappent de la clarinette, du saxo ou de l'accordéon
sont d'une fraîcheur et d'une vitalité inouïes. Raghunath Manet et Michel Portal
semblent se laisser guider par leur instinct d'artiste. Le résultat est prodigieux,
inattendu, éclatant comme le sourire de Michel Portal, comme les sauts de Raghunath
Manet. Le danseur compositeur de Pondichéry sait que cette performance est un
pari, un pari mesuré certes car tous les artistes sont reconnus pour leur talent.
Encore
faut-il que ces talents se marient sans accroc et c'est ce qui se passe. Les
scènes s'enchaînent avec bonheur, chacune réservant son lot de surprises. Raghunath
Manet est omniprésent, |
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| Raghunath
Manet et Michel Portal |
virtuose faisant corps avec sa veena, |
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danseur domptant
toute la scène, toutes les scènes
du spectacle Tri Murti.
Un message de paix
Tri-Murti, s'appuie sur
la mythologie de Shiva... Cette légende signifie que devant la grandeur de Dieu,
on n'est rien. De même, l'Orient et l'Occident n'ont pas à rivaliser en
supériorité, pasplus
que les musiques, les danses... De même Raghunath Manet et Michel Portal, ne
peuvent être rivaux, chacun entre dans le jeu de l'autre avec un bonheur et une
aisance manifestes.
Le spectateur se souviendra longtemps des chorégraphies joliment cadencées des
danseuses, du poème conté par la belle Vasanti, du solo endiablé du percussionniste
Ravy, des mains électrisées du tabliste Latif. Il se souviendra de Raghunath
Manet implorant Shiva, tourbillonnant pour séduire sa belle, faisant la roue
dans un lâcher de plumes de paon. Qu'il danse ou qu'il joue de la veena, l'artiste
de Pondichéry reste toujours à l'écoute de l'instrumentiste Michel Portal, lequel
improvise de délicieux morceaux avec une dextérité époustouflante... Le spectacle
vient d'être donné pour la première fois à Pont-l'Abbé,
avant l'Italie bientôt, puis New-Delhi en Inde, Paris...."
Noëlle Cousinié, Ouest France
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Création et interprétation |
Une
création de Raghunath Manet
Chorégraphie : Raghunath Manet
Composition musicale : Raghunath Manet et Michel Portal
Mise en scène : Didier Bellocq
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Jazz et Râgâ |
Une
fois de plus, après ses prestigieuses collaborations notamment avec
Michel Portal, Didier Lockwood ou Carolyn Carlson, Raghunath, toujours
désireux de rapprocher les cultures, rencontre sur son chemin Archie
Shepp.
Saxophoniste, compositeur, pianiste, chanteur, poète engagé, dramaturge,
Archie Shepp est une légende vivante.
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| Affiche du
spectacle Jazz & Râgâ |
Initié aux trois arts
qui n‘en font qu’un, |
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Raghunath, sacré meilleur danseur
de l’Inde, est aujourd’hui le Chef de file de la nouvelle génération
des maîtres de veena (luth ancien du sud de l’Inde) et inlassablement
transporte poésie, textes sacrés et légendes anciennes à travers
cultures et continents.
Imaginez leur rencontre :
Archie Shepp et Raghunath Manet s’unissent sur scène pour improviser sur les
cadences syncopées dans un tourbillon de notes, en complicité avec le percussionniste-batteur,
tantôt les percussions indiennes et tantôt la batterie, pour jouer des morceaux
plus « blues » en passant par les “Jazz-Râgâs”.
Saxophone et veena indienne se donnent la réplique.
Raghunath pose les notes des râgâs au son délicat du jazz d’Archie
soutenu par Wayne Dockery, contrebassiste de jazz américain. Les
harmonies s’entrechoquent et s’unissent. Les voix se font entendre.
Raghunath esquisse des mouvements de danse. Les artistes à travers
leurs instruments offrent des moments de beauté et de bonté avec
le seul but : atteindre l’universel (le rythme, l’harmonie, l’expression
corporelle, )…d’où jaillt un swing délicat.
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Création et interprétation |
Chorégraphie : Raghunath Manet
Composition musicale : Raghunath Manet
Danseurs & Musiciens. |
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Chidambaram |
Le
temple de Chidambaram représente le corps humain ; l’homme qui accomplit
son introspection est comme le dévot qui fait le tour du temple et
y entre : macrocosme et microcosme se rejoignent. Après avoir fait
ses offrandes d'eau, de lumière et de fleurs,
le fidèle franchit le
seuil du temple. Il voit d'abord Ganapati, le premier fils de Shiva
: le danseur relate
le mythe de ce dieu à tête d’éléphant. Le dévot
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| Affiche du
spectacle Chidambaram |
avance et rencontre
le second fils de Shiva : |
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Vêl-Murugan, le dieu préféré
des Dravidiens, qui porte sa lance (le « Vêl ») et chevauche son paon.
Le danseur incarne ce jeune dieu. Le fidèle continue son chemin dans
les profondeurs (de plus en plus secrètes
du temple et, arrivé dans
le « Karivirarai » (saint
des saints), il découvre le symbole phallique
de Shiva ; c'est de cet emblème, à la fois masculin et féminin, tout
de sérénité pure, que va peu à peu tressaillir
le désir de vie et s'éveiller
la Création. Le danseur retrace la danse « tandava » (cosmique) de
Shiva.
La « veena », très ancien instrument à cordes envoyé par Shakti, vient, par sa
féminité rafraîchissante, apaiser la danse colérique de Shiva. De cette
rencontre
naît l'union Shiva-Shakri, mariage
de Shiva
et de Paravati.
Voyant cette scène divine, le dévot aperçoit
le
« Garudan » (l'aigle cosmique),
lien symbolique entre la Terre et le Ciel qui le saisit et l'emporte
vers le
« Shivalogam » (le paradis de Shiva).
Vieille de quelque 200 ans, cette danse de Garudan avait été transmise à
Ram Gopal, qui en a fait Raghuanth Manet son dépositaire.
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Création et interprétation |
Chorégraphie : Raghunath Manet
Composition musicale : Raghunath Manet
3 : Danseurs & Musiciens. |
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Danse, musique et percussions de l’Inde |
En 1742, le gouverneur français Dupleix, dans
ses déplacements protocolaires à Pondichéry,
était toujours accompagné de musiciens et
de danseurs de temple.
Depuis cette date, la tradition des maîtres
et des danseuses de temple s’est perpétuée
à Pondichéry. Lors de la colonisation de l’Inde
par les britanniques, les maîtres de danse et |
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| Affiche du
spectacle Pondichéry |
les danseuses furent
chassés
des temples. |
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Cependant, Pondichéry, territoire français, continua
à entretenir cette tradition jusqu’en 1952, date de la restitution du territoire à l’Inde.
M. S. Nathan, le maître de Raghunath Manet, fut
le dernier danseur issu de cette tradition.
La bayadère Indra Rajan est la dernière danseuse
issue de la communauté des danseuses de temple
depuis plus de cinq générations et à avoir réellement officié dans les temples.
Raghunath Manet invite aujourd’hui Indra Rajan afin de rendre hommage à Pondichéry.
Quand l’anthropologie et l’artistique se rejoignent… |
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Raghunath
Manet et Subbasri
au Festival Occidente-Oriente,
à Rovereto en 2003. |
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| Raghunath
Manet et Subbasri. |
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Création et interprétation |
Une
création de Raghunath Manet avec la présence exceptionnelle
de Srimati Indra Rajan
et leurs musiciens
Mise en scène : Didier Bellocq
Chorégraphie : Raghunath Manet
Composition musicale : Raghunath Manet
3 danseurs et 3 musiciens
Création Lumière : Sébastien Pimont
Création Costume : Antoine Soucessey. |
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| Extrait
du DVD du spectacle Pondichéry |
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Concert de Veena "Ragas du soir" |
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musique carnatique se rencontre dans les états du sud de l’Inde : Tamil-Nadu,
Andra-Pradesh, Karnataka et Kerala. Elle est fondée sur un système
mélodique (râgâ-m) et des cycles rythmiques (tâlâ-m). La mélodie s’élabore
à partir d’une gamme comportant 7 notes.
A l’origine, cette musique était jouée dans les lieux de culte, sous les arbres
sacrés, dans la pièce familiale |
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| Affiche de
Veena, Raghunath Manet |
réservée à la prière rituelle,ainsi que dans |
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les salles d’audience des palais
de Mahârâjas. Le plus souvent, c’était une musique religieuse, elle
était vouée à l’adoration passionnée des dieux. On la décrivait comme
le moyen le plus accessible et le plus élevé de communication avec
le divin. Les concerts de veena avaient une place importante dans les
lieux de culte et des cours.
Raghunath Manet est un maître de veena (luth du sud de L'Inde).
Initié dès son plus jeune âge au chant par son grand-père Gnanamani
Pillai et à la veena par les célèbres maîtres (Gaumati Shankara
Iyer, Rajeswari Padmanabhan,
Ranganayaki Rajagopalan), Raghunath Manet a enregistré avec Dr Balamuralikrishnan,
la grande voix actuelle de l’Inde un CD veena-voix
Par ailleurs, Raghunath a enregistré une anthologie complète de
20 CD accompagné par les grands percussionnistes de l'Inde (Umayalpuram
Shivaraman, T.K. Murthy,
Guruvayur Durai, Vellore Ramabatiran, Palghat Raghu, T .V. Gopalakrihnan,
Thiruvarur Bakthavatchalam). Elève des fameux Shankara Iyer, Rajeswari
Padmanabhan et Ranganayaki
Rajagopalan, Raghunath est aussi diplômé de la prestigieuse Académie
Kalâkshêtra de Madras, avec un Premier Prix de veena.
Raghunath donne des concerts dans le monde entier et présente ses spectacles
de danse sur les grands plateaux internationaux. |
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Les instruments |
| La
VEENA est l’instrument le plus important du sud de l’Inde car le style
de la musique carnatique s’est développé autour de la technique du
jeu de cet instrument. Elle est considérée comme le plus ancien instrument
et le plus vénéré de l’Inde du sud. Il est toujours considéré comme
un instrument divin, noble et difficile. La morphologie de la veena
a beaucoup évolué à travers les différentes époques. La forme actuelle
de la veena appelée “Sarasvati-veena” ressemble à un luth dont la caisse
de résonance est en bois dur (bois du jacquier). Il est creusé de plus
d’un mètre de long servant de manche aux extrémités duquel sont fixées
deux caisses : une calebasse ou une gourde faite de papier maché et
un corps de résonance en bois. Le manche de l’instrument se termine
par une sculpture représentant la tête d’un dragon préhistorique. Sur
le manche en cire, sont fixées rigidement 24 barrettes ou
frettes de cuivre. Chaque frette marque un semi-ton donnant à la veena
une rangée de trois octaves et demi. C’est un instrument à sept cordes
d’acier et de laiton qui sont pincées. La veena est tenue par dessus l’épaule
gauche et croise devant la poitrine pour se poser sur le genou droit. Le
Mridangam est un tambour horizontal à deux peaux, frappés à mains nues.
Il est en bois de Jaquier. Il sert à l’accompagnement de la danse et à
l’accompagement du chant et de la musique carnatique. Le Tampura, Instrument
à quatre cordes donnant le bourdon tout au long du récital. |
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Création et interprétation |
| Composition musicale : Raghunath Manet |
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